mardi 31 juillet 2007
Le petit paradis bucolique de Marie-Noëlle et Michel Bonmartel à Envronville (76)
mardi 31 juillet 2007 à 12:32 :: Laissez-vous charmer par ces hôtes...
Si certains attendent d’ouvrir des chambres d’hôtes pour se préoccuper de l’aménagement de leurs jardins, Michel Bonmartel, lui, a fait tout le contraire : il a commencé par le jardin. Normand de souche, il a longtemps travaillé dans le bâtiment et l’industrie, avant de faire de sa passion une profession : il est devenu entrepreneur paysagiste. « Quand j’étais jeune, confie-t-il, j’adorais déjà jardiner, mais il n’existait pas vraiment d’études spécialisées. » Il rattrape aujourd’hui le temps perdu, chez lui, et chez les autres.
Quand Chantal et Jean Darondel ont acheté la maison en 1982, c’était pour quitter le stress parisien et « écouter le silence » le temps d’un week-end. La Bretagne, région de prédilection de ces deux amoureux de la mer, était trop loin. Jean avait des racines normandes, ils ont donc choisi cet ancien corps de ferme qui offre une vue magnifique sur la côte.
Enfant, Béatrice de Ponfilly a suivi ses parents « pigeons voyageurs » entre l’Afrique et l’Asie. Pour faire ses études, elle a enfin posé ses valises à Paris. Et un beau jour, le vent du hasard l’a poussée jusqu’en Normandie, région d’origine de ses parents.
Les parents de Françoise étaient maraîchers et à 7 ans, elle faisait ses premiers pas de jardinière avec des bouquets d’œillets de poète, qui étaient ensuite revendus sur les marchés. Jean aussi a hérité de sa mère et de sa grand-mère l’amour du jardin, et de la terre. Ce gout et cette passion les ont naturellement conduit à la Ferrière au Doyen dans l’Orne.
Quand Monique Mallet pose le pied pour la première fois sur les terres normandes, elle a dix-huit ans, elle est en vacances, loin de Valenciennes, sa ville natale. Ses parents ont loué une maison à Neauphe sur Dive. Monique ne le sait pas encore, mais cette petite maison sera encore la sienne quarante ans après.
Quand on interroge Corine Angevin sur sa passion pour la nature, elle s’en étonne : « Pourquoi j’aime la nature ? Mais parce que c’est la vie, tout simplement ! ». La nature, c’est surtout sa vie à elle. Fille d’agriculteurs, Corine est née à un kilomètre de la maison qu’elle habite aujourd’hui, maison normande qu’elle a héritée de sa famille. C’est ce lieu de vie qui a dicté ses choix professionnels et la création de chambres d’hôtes.
En 1975, cette Bretonne d’origine suit son mari Jacques en Normandie. Le jeune couple décide de s’installer durablement et achète, une dizaine d’années plus tard, cette superbe maison à colombages pour y goûter en famille le calme de la campagne. 
Les constructeurs augerons ont composé avec les ressources naturelles
accessibles, la terre, le bois, un style à la fois primaire dans ses matériaux
mais aussi très recherché dans l’équilibre et l’harmonie qui se dégagent de ces
demeures. Ainsi, la verticalité, parfois incertaine, des poutres et chevrons qui
traversent la terre, quelques fois les briques ou les silex, est une œuvre
empreinte de technique et de sens artistique très sûr pour avoir si bien
valorisé la matière première.
Dans sa petite maison à colombages du XVIIIè siècle, la table d’hôtes est un moment incontournable pendant lequel le plaisir est le maître mot de chacun. Aux côtés de son mari, son premier admirateur, un spectacle haut en saveurs se joue à guichet fermé autour d’une table stratégiquement située entre les fourneaux et la cheminée ouverte sur cet espace si chaleureux. Une onde d’amour embaume la maison, Marie-Thérèse aime humer cet air inspirateur ; comme elle se définit elle-même « Je suis une cuisinière affective » ...